France : POULS DE L’INDUSTRIE (2017)

La Distribution des voyages
La Destination France
L’hôtellerie
La Croisière Maritime
La Location de Voitures
Le E-Tourisme
Le Mice
Le Tour Operating
Le Tourisme de Groupe
Le Transport Aérien
Le Transport Ferroviaire
Le Voyage d’Affaires


LA DISTRIBUTION DES VOYAGES


L’ESSENTIEL
-3,9% : c’est la baisse du volume d’affaires enregistrée par les agences de voyages françaises en 2016 contre une baisse de 5,3% en 2015 selon le baromètre Les Entreprises du Voyage/Atout France. Le nombre de passagers est quant à lui en recul de 5,3%.
Seuls les départs vers les destinations long-courrier ont limité les dégâts avec une hausse du nombre de passagers de 1,1% et un volume d’affaires en progression de 1,2%. Les départs vers la France et les destinations moyen-courrier chutent lourdement, tant en volume d’affaires (respectivement -5,6% et -6,8%) qu’en nombre de passagers (respectivement -7% et -5,6%).

L’ÉVÉNEMENT
Après des années de tergiversations, la confédération du tourisme est enfin en marche ! Le 12 juin dernier, 14 organisations professionnelles représentatives du secteur du tourisme ont signé les statuts de leur structure commune, baptisée la Confédération des Acteurs du Tourisme (CAT). Les Entreprises du Voyage et le SETO en font partie aux côtés des hébergeurs, des restaurateurs, des transporteurs, des métiers de l’événement… L’objectif : représenter de manière unifiée les professionnels des métiers du tourisme et du voyage. Le nouveau président est Roland Héguy (président de l’UMIH), aidé de trois vice-présidents dont René-Marc Chikli (président du Seto).

LES CHIFFRES CLÉS
Les agences redressent la tête en 2017 : en nombre de passagers et en volume d’affaires, les réservations cumulées sont respectivement en hausse de 9 et 10% entre janvier et mai. Des chiffres inédits depuis de très nombreuses années.
6,3 milliards d’euros : c’est le volume d’affaires BSP (soit la billetterie aérienne vendue en agences de voyages) en 2016, soit une hausse de 3% par rapport à 2015. Il faut rappeler que ce chiffre n’intègre pas l’activité des compagnies low cost. Le nombre de billets émis par les agences de voyages est quant à lui en forte progression de 7,5%, à 22 millions.
433 euros : c’est le prix moyen du billet d’avion vendu par les agences de voyages en 2016, stable par rapport à 2015.
Le profil type du vendeur en agence de voyages ? Une femme de 35 à 39 ans, en CDI à temps plein, avec une ancienneté de dix ans, selon AON.
55% des clients venus en agences de voyages pour se renseigner réservent en agences selon une étude de Raffour Interactif. Un taux de conversion en très légère baisse par rapport à 2015.
42% des clients d’agences de voyages ont préparé leur voyage sur le net en 2016 contre 39% en 2015 (source : Raffour Interactif).
Les formules de voyages les plus demandées en agences de voyages sont le all inclusive à 70% suivi par le sur-mesure à 62%, et loin derrière les autotours (28%), les forfaits dynamiques (28%), les city-breaks (27%), les clubs (26%) et les circuits thématiques à 23% (source : Raffour Interactif).
68 : c’est le nombre d’agences de voyages qui ont fait l’objet d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire en 2016 contre 85 en 2015 selon le cabinet Altarès.
Le nombre d’entreprises recensées dans la catégorie « agents de voyages ou apparentés » et immatriculées auprès d’Atout France s’est stabilisé autour de 4000 entre 2012 et 2016. Quant au nombre de points de vente, il est aussi à l’étale, autour de 6 000.
Parmi ces 4 000 opérateurs (cf ci-dessus), 90% ont moins de dix salariés, 26% se situent en Ile-de-France, 16% en Rhône‑Alpes et 11% en PACA.


LA DESTINATION France


L’ESSENTIEL
82,6 millions : c’est le nombre de touristes internationaux qui ont visité la France en 2016, soit deux millions de moins qu’en 2015, selon les chiffres de la DGE. La France occupe toujours la première marche du podium du tourisme mondial devant les Etats-Unis avec 75,7 millions de visiteurs (-2,3%) qui devancent d’une courte tête l’Espagne et ses 75,6 millions de touristes étrangers (+10,3%).

L’ÉVÉNEMENT
Depuis le dernier trimestre 2016, les touristes étrangers sont de retour en France. Au point que la destination table sur un record de 88 à 89 millions de visiteurs internationaux en 2017, soit une hausse de 5 à 6% par rapport à 2016. Le nouveau ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, en charge du tourisme, maintient en conséquence l’objectif d’atteindre « les 100 millions de visiteurs en 2020, et générer 50 milliards d’euros de recettes ». Ce qui se traduirait par 300 000 emplois nouveaux à la clé. Pour y parvenir, le ministre veut ouvrir plusieurs chantiers autour de 5 thèmes : la qualité de l’accueil, la formation, le numérique, l’investissement et la sécurité. Et défend l’idée d’un « grand projet » dans chaque région, soutenu par l’Etat.

LES CHIFFRES CLÉS
40 milliards d’euros : telles sont les dépenses effectuées par les touristes internationaux en France en 2016, contre 42 milliards d’euros en 2015.
-3,8% : c’est la baisse du nombre de visiteurs européens qui ont visité la France en 2016, à 64,5 millions. Un chiffre qui a diminué de 2,6 millions par rapport à 2015 et de près de 5 millions depuis 2013.
15% : c’est la hausse du nombre de touristes américains en 2016, soit 4,2 millions de touristes qui ont ainsi profité d’un dollar fort par rapport à l’euro.
-6% : c’est la baisse de fréquentation de la clientèle asiatique en France en 2016, à 5,7 millions de visiteurs. Les arrivées des Japonais ont dégringolé (-39,7%) alors que celles des Chinois est en recul de 8,7%, à 2 millions.
6,8 jours : c’est la durée moyenne d’un séjour étranger en France en 2016, soit une très légère diminution de 0,4% par rapport à 2015.
Les nuitées marchandes représentent 65,9% des nuitées totales des touristes internationaux visitant la France. Une lente baisse depuis 2012 au profit des locations entre particuliers qui totalisent 26,7% des nuitées en 2016.
Alors qu’ils étaient 7,5 millions en 2009, les touristes venus à la découverte des vins et vignobles français ont passé la barre symbolique des 10 millions en 2016. La clientèle est majoritairement française, à 58%. L’oenotourisme est un marché estimé à 5,2 milliards d’euros en 2016.
1,3 milliard d’euros : c’est le manque à gagner pour la région Ile-de-France en 2016, en raison d’une baisse de 4,7% des arrivées de touristes, français et internationaux, soit 1,5 million de visiteurs en moins


L’HÔTELLERIE


L’ESSENTIEL
900 millions d’euros : c’est le manque à gagner des hôteliers français en 2016 selon le cabinet MKG Hospitality. Attentats, grèves, sentiment d’insécurité : l’hôtellerie française a vécu sa pire année depuis 2009 avec un revenu par chambre disponible (RevPar), indicateur clé du secteur, en recul de 5,1%, un taux d’occupation en repli de 1,2 points en moyenne et un prix moyen des chambres en baisse de 3,3%.
Des chiffres à nuancer cependant car hors Paris et PACA, tous les résultats sont positifs, grâce notamment à l’Euro de football qui s’est déroulé en juin/juillet 2016 en France.

L’ÉVÉNEMENT
Airbnb poursuit son insolente percée en France. La plateforme de location d’appartements entre particuliers affirme ainsi avoir contribué à l’activité économique à hauteur de 6,5 milliards d’euros, en totalisant 8,3 millions d’arrivées voyageurs en 2016. Elle revendique aussi avoir soutenu 30 600 emplois contre 13 300 l’année précédente. Toujours selon ses chiffres, elle totaliserait 300 000 hôtes en France et environ 400 000 annonces, réparties sur plus de 19 000 villes et villages. Un succès qui ne plait pas à tout le monde : les hôteliers estiment que ce type de plateforme, non soumis aux mêmes contraintes légales et fiscales, constitue un manque à gagner de plusieurs centaines de millions d’euros.

LES CHIFFRES CLÉS
Les régions Ile-de-France et PACA représentent plus de 50% du chiffre d’affaires de l’hôtellerie en France. Leurs fréquentations respectives ont reculé de 5,5 points et 1,3 points. Leurs RevPar de 14,6% et 2,8%.
A Paris, les hôtels haut de gamme ont été particulièrement affectés en 2016 avec un RevPar en chute de 21% selon Deloitte/In Extenso.
Hors Paris et PACA, les établissements 5 étoiles affichent une croissance quasiment à deux chiffres de leur revenu RevPar, à +9,6%.
Avec 200,1 millions de nuitées enregistrées par l’Insee en 2016, l’hôtellerie pèse la moitié du volume des nuitées touristiques marchandes (401,1 millions) reçues en France.
Toujours selon l’Insee, la clientèle étrangère qui fréquente l’hôtellerie française a représenté 34,8% des nuitées en 2016 contre 36,5% en 2015. Les plus fortes baisses concernent les Japonais (-38,7%), les Russes (-22,5%), les Chinois (-20,1%) et les Italiens (-18,9%).
Les hôtels indépendants représentent 83% des établissements en France, 61% des chambres et 53% des parts de marché selon Coach Omnium. Leur taille est réduite : 26 chambres en moyenne.
Début 2017, le marché français comptait 18172 hôtels classés cumulant 648871 chambres selon une étude réalisée par Coach Omnium. 44% des hôtels classés affichent à présent de 3 à 5 étoiles contre 27% en 2009 et 19% en 1995.
L’année 2017 s’annonce sous de biens meilleurs auspices pour l’hôtellerie française : de janvier à mai 2017, le RevPar est en hausse de 4,6% et le taux d’occupation gagne 3,1 points pour atteindre 62,9% selon le cabinet MKG Hospitality.
L’hôtellerie de plein air a bien résisté en 2016 : le nombre de nuitées est en très légère baisse, 112 millions contre 113 en 2015 et le chiffre d’affaires est stable, à près de 2,5 milliards d’euros.


LA CROISIÈRE MARITIME


L’ESSENTIEL
574 000 : c’est le nombre de passagers français qui ont embarqué sur une croisière en 2016, soit une baisse de 6,2% par rapport à 2015, la première depuis une quinzaine d’années, selon la Cruise Lines International Association (CLIA).
Un recul attribué à « la situation géopolitique et économique incertaine » ainsi qu’à un problème de « capacité inférieure allouée au marché français ». La croisière a progressé de 3,4% en Europe en 2016 (6,7 millions de passagers), de 6,5% dans le monde (24,7 millions de passagers) avec une forte progression en Asie. La France reste le 4e marché européen, derrière l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie.

L’ÉVÉNEMENT
Les chantiers de Saint-Nazaire ont livré avant l’été à MSC le plus gros navire d’Europe, le Meraviglia. Prévu pour 5 700 passagers grâce à ses 2 246 cabines, il proposera des croisières en Méditerranée au départ de Marseille. Il se distingue par sa promenade centrale, longue de 96 mètres avec un plafond numérique incurvé et à LED. Il comprend également 18 ponts, 20 bars, un terrain de basket, un simulateur de formule 1, un parc aquatique, six piscines, un théâtre pouvant accueillir 950 spectateurs …

LES CHIFFRES CLÉS
4,45 millions de nuitées à bord : c’est ce que pèse le marché français de la croisière, pour une durée moyenne de 7,8 nuits par passager (source : CLIA).
La Méditerranée reste la destination préférée des Français : elle représente 59% des ventes, suivie par les Caraïbes (20%) et l’Europe du Nord (10%). Certains produits, comme les croisières aux Emirats et dans l’océan Indien, commencent à grignoter des parts de marché (source : CLIA).
0,9% : c’est le taux de pénétration de la croisière en France selon CLIA. Un taux faible comparé à nos voisins européens, il dépasse par exemple les 2% au Royaume-Uni (3,4% aux Etats-Unis).
1 Français sur 4 veut partir en croisières selon une étude commandée par Costa Croisières à BVA, soit un potentiel de 12,5 millions de personnes de plus de 18 ans, alors que 7,8% des Français ont déjà réalisé une croisière.
Marseille reste le leader des ports français de croisière, et de très loin, avec 1,6 million de passagers accueillis en 2016, soit une croissance de 11% par rapport à 2015. Marseille fait partie du top 10 des ports de croisière de transit du monde.
Les seniors représentent encore 50% en moyenne de la clientèle des croisières mais l’âge moyen recule. Il s’établit aujourd’hui à 49 ans contre 60 ans à la fin des années 90.
Les gros paquebots ont la cote ! 47% des Français sondés par BVA pour Costa préféreraient partir sur « un navire de grande taille qui offre le maximum de divertissements et de prestations à bord, à un tarif très abordable ».
50 millions d’€ : c’est le montant total des commissions versées chaque année aux agences de voyages françaises par les compagnies de croisières. En Europe, 7 croisières sur 10 sont vendues en agence physique.


LA LOCATION DE VOITURES


L’ESSENTIEL
Coup de frein sur le marché de la location de voitures en 2016 ! Sans donner de chiffres précis, Didier Fénix, le nouveau président de la branche Métiers de la mobilité au sein du Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA), a confirmé un marché atone en volume mais en recul en valeur. Attentats de Paris et Nice, grèves et intempéries sont les principales raisons avancées.

L’ÉVÉNEMENT
La location de voitures entre particuliers, l’un des secteurs les plus porteurs de l’économie collaborative, a poursuivi son essor en 2016. « Elle représente désormais 6% du marché français contre 3% en 2015 » selon Didier Fénix, (CNPA). Drivy, qui revendique la place de leader sur ce marché avec 31 000 véhicules en France, dit avoir doublé son volume de locations l’an dernier. Citée par Les Echos, Marion Carette, la fondatrice de OuiCar, assure avoir progressé de 50 à 60% sur la même période. OuiCar revendique pour sa part 30 000 véhicules et un million d’utilisateurs.

LES CHIFFRES CLÉS
7,7 millions : c’est le nombre de Français qui ont loué une voiture de courte durée en 2016 contre 7,6 millions en 2015 selon le CNPA.
30% : c’est la part que représentent les locataires étrangers sur le marché français de la location de voitures courte durée (source : CNPA).
Les agences de voyages ne représentent plus que 20 à 25% de l’activité des loueurs de voitures tous segments confondus (affaires et loisirs), une proportion qui ne cesse de diminuer d’année en année.
D’après une enquête réalisée par le comparateur Carigami auprès de 4200 clients, les trois motifs de mécontentement les plus cités après la location d’une voiture sont la facturation du premier plein d’essence, la pression à l’achat d’assurances et le refus de certaines cartes de crédit.
Le segment affaires représente la moitié du marché de la location de voitures (source : CNPA).
4200 : c’est le nombre d’agences de location de voitures présentes sur le territoire français.


LE E-TOURISME


L’ESSENTIEL
7,5% : c’est la hausse du marché du voyage en ligne en France en 2016 selon une estimation de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). Avec un chiffre d’affaires de 20,1 milliards d’euros, il représente le premier secteur du e-commerce qui totalise 72 milliards d’euros, loin devant la vente de produits de grande consommation (4,9 milliards d’euros) et l’habillement (4,4 milliards d’euros).

L’ÉVÉNEMENT
En 2016, les start-ups françaises du tourisme ont levé 92 millions d’euros d’après une étude menée par Keyrus Innovation Factory. Sur les 20 secteurs analysés, le tourisme est ainsi le 9ème secteur le plus dynamique, loin derrière celui des infrastructures et du cloud (340 m€), du divertissement (305 m€) ou de l’internet des objets (196 m€). Parmi les plus belles levées de fonds dans le tourisme, identifiées par l’Echo Touristique, figurent le spécialiste de la billetterie aérienne MisterFly (20 m€) et la plateforme du voyage sur mesure Evaneos (18m€). Okko Hotels et Homerez ont de leur côté annoncé des tours de table d’environ 4 millions d’euros.

LES CHIFFRES CLÉS
77% des Français partis en séjours en 2016 ont préparé leur voyage sur internet selon le baromètre du cabinet Raffour Interactif pour Opodo.
50% des Français partis en 2016 ont réservé tout ou partie de leurs séjours de loisir sur Internet, en payant intégralement en ligne, toujours selon le baromètre de Raffour Interactif.
53% des préparations ou réservations de voyage ont été réalisées en 2016 sur mobile ou tablette (m-tourisme), soit une hausse record de 14 points par rapport à 2015, selon Raffour Interactif.
L’e-tourisme s’impose aussi comme le premier secteur du e-commerce entre professionnels. En 2016, 53% des ventes de voyages en B2B ont été effectuées en ligne selon la FEVAD. Le voyage devance les fournitures et équipements de bureau et les matériels informatiques.
Le collaboratif poursuite sa croissance : 31% des e-acheteurs ont eu recours en 2016 à la réservation d’hébergement auprès de particuliers selon la FEVAD, et 24% des e-acheteurs ont utilisé les plateformes spécialisées dans le covoiturage.
En 2016, les sites de voyages les plus consultés étaient Voyages-sncf.com avec près de 13 millions de visites par mois suivis de Tripadvisor (12,4 millions de visites), Booking (10 millions), Airbnb (6,94 millions) et Expedia (4,58 millions).
58% des Français n’ont jamais entendu parler des chatbots, ces programmes d’intelligence artificielle utilisés via des applications de conversation instantanée, selon une étude du comparateur Kayak. Sans surprise, 57% des 18-34 ans déclarent savoir de quoi il s’agit, contre seulement 21% des plus de 55 ans.
Le taux d’abandon de panier sur les sites de voyages atteint 99% selon une étude de Ve Interactive. 3 raisons : le montant conséquent du panier moyen qui amène à de multiples comparaisons et hésitations,


LE MICE


L’ESSENTIEL
8,07 milliards d’€ : telles sont les dépenses des entreprises françaises en 2016 en réunions, conventions et séminaires, soit une baisse de 1,6% par rapport à 2015 selon le cabinet Coach Omnium.

L’ÉVÉNEMENT
La France retrouve des couleurs sur la scène du tourisme d’affaires ! Selon l’étude annuelle du courtier aérien Pro Sky, réalisée auprès de 75 agences Mice françaises, 63% des personnes interrogées affirment que la France est le pays européen le plus attractif en 2017 pour organiser un événement contre 60% pour l’Espagne. L’an dernier, c’était cette dernière qui trustait la tête du palmarès devant le Portugal et la France. L’étude qui réalise aussi un focus sur les villes place Paris en tête des métropoles européennes pour 53% des personnes interrogées devant Barcelone et Lisbonne.
A noter que la sécurité est désormais le troisième critère dans le choix d’une destination derrière l’accessibilité et le budget.

LES CHIFFRES CLÉS
-1,2% : telle serait la baisse du budget moyen alloué par les entreprises françaises au Mice en 2017 selon American Express Meetings and Events.
Selon Atout France, le tourisme d’affaires représente 10% de la fréquentation étrangère de la France mais 20 à 25% du chiffre d’affaires.
Seules 25% des entreprises françaises ou étrangères établies en France se sont aventurées hors de l’hexagone en 2016 pour leurs événements (source : Coach Omnium).
59% des entreprises françaises ont un budget annuel Mice de moins de 150 000 euros, ce qui représente pourtant un coût par participant plus élevé d’environ 20% par rapport à l’Allemagne et au Royaume-Uni. La raison ? Le recours plus systématique à un intermédiaire pour l’organisation (source : B3tsi/Concomitance).
68% des événements organisés à l’international par les entreprises françaises comptent moins de 30 participants (source : B3tsi/Concomitance).
Seules 4% des entreprises ont procédé à des annulations d’événements, des changements de destinations ou des modifications de modes de transport à la suite des attentats de Paris et Nice (source : Coach Omnium).
60% des intermédiaires sollicités pour des séminaires d’entreprise sont des agences de voyages, 59 % des agences événementielles, 34 % des services événementiels de groupes hôteliers et 25 % des organisateurs de congrès, selon American Express Meetings and Events.
92 % des choix de séminaires sont faits en fonction du lieu dudit séminaire, contre 75 % pour le mode de transport et 68 % pour la satisfaction des participants lors d’un séminaire précédent, selon American Express Meetings and Events.
La durée des séminaires, après des années de baisse, se stabilise de 1 jour à 1 jour et demi selon mylodgevent.com.
Les lieux préférés des entreprises pour leurs événements restent les salles de réunion ou sites leur appartenant (52 %), suivi des hôtels (23 %), des centres de conférence (12 %), et des châteaux ou des lieux de caractère (7 %) selon mylodgevent.com.


LE TOUR-OPERATING


L’ESSENTIEL
3,75 millions : c’est le nombre total de clients des tour-opérateurs français partis dans le cadre d’un voyage à forfait en2015-2016 selon le Seto (syndicat des entreprises du tour-operating), soit une baisse de 4% par rapport à 2014-2015. Du fait de la hausse de la recette unitaire (+2,1%), le volume d’affaires total des TO sur la même période a subi un moindre repli, à -2% pour un total de 3,9 milliards d’euros.

L’ÉVÉNEMENT
Enfin ! Cela faisait des années que les tour-opérateurs attendaient de tels chiffres de reprise. Sur l’hiver 2016-2017, les ventes de voyages à forfait ont totalisé un volume d’affaires de 1,58 milliard d’euros, en hausse de 3,4%, pour une recette unitaire en progression de 1,3%. Le long-courrier affiche même une hausse inédite de 6,1%. A fin mai, les premiers résultats de l’été confirment l’évolution très positive de l’activité, toutes les régions profitant du vent de reprise : le moyen-courrier (+6%), le long-courrier (+7%) et la France (+4%). Même les destinations du Maghreb et du Moyen-Orient redémarrent, à l’image de la Tunisie, du Maroc et de l’Egypte.

LES CHIFFRES CLÉS
2,26 millions : c’est le nombre de clients partis en forfait moyen-courrier en 2015-2016, soit une baisse de 6%, pour un chiffre d’affaires de 1,82 milliard d’euros et une recette unitaire stable à 808 euros (source : Seto).
722 500 clients sont partis en forfait long-courrier en 2015-2016, soit une baisse de 1,3%, pour un chiffre d’affaires de 1,62 milliard d’euros et un panier moyen en hausse de 4%, à 2254 euros (source : Seto).
Première destination des Français, l’hexagone est resté stable en 2015-2016 avec 765 000 clients mais avec un chiffre d’affaires en hausse de 1,4%, à 405 millions d’euros (source : Seto).
En 2015-2016, les destinations moyen-courrier préférées des Français ont été dans l’ordre : les Canaries (335 000 clients), les îles grecques (282 000), la Grèce continentale (250 000), l’Espagne continentale (250 000) et les Baléares (176 000). Sans compter la belle percée du Portugal (+27%).
Sur la même période, les destinations du Maghreb et du Moyen-Orient poursuivent leur chute : la Turquie plonge de 73%, comme la Tunisie (-71%), l’Egypte (-54%) et dans une moindre mesure le Maroc (-27%).
Les plus belles progressions en forfait long-courrier en 2015-2016 sont celles du Japon (+34%), de l’Indonésie et de la Nouvelle-Zélande (+29%), de la Thaïlande (+23,6%) et de Cuba (+22%).
25 % : c’est la part des ventes directes des tour-opérateurs via leurs sites internet sur l’hiver 2016-2017, soit une hausse de 3,7% par rapport à la même période l’année dernière. En quatre ans, ces ventes directes ont doublé.
42,4% des Français ont déclaré que les régimes politiques peuvent avoir une influence sur le choix de leurs destinations selon un sondage mené par Easyvoyage.


LE TOURISME DE GROUPE


L’ESSENTIEL
10,2 milliards d’euros : c’est le poids du tourisme de groupe, dont 1,6 milliard en France et 8,6 milliards à l’étranger selon une étude réalisée par Protourisme pour Atout France. Pour rappel, un groupe est composé de plus de 10 personnes et part deux jours au minimum, hors voyages d’affaires.

L’ÉVÉNEMENT
Quelques 6,2 millions de personnes ont voyagé en autocar en France en 2016, première année calendaire pleine depuis la libéralisation de ce mode de transport, selon son régulateur, l’Arafer. Le taux d’occupation des « cars Macron » est quant à lui beaucoup moins satisfaisant, il s’est établi à 39,6%. Les 18-25 ans représentent 21% de la clientèle alors que leur part dans la population ne dépasse pas 10%. L’Arafer estime que la moitié de la population française est à moins de 10km d’un arrêt desservi par un autocar. Le chiffre d’affaires des autocaristes sur l’ensemble de l’année 2016 a atteint 83,2 millions d’euros et le secteur employait 2082 personnes à la fin du 4e trimestre 2016.

LES CHIFFRES CLÉS
6,9 millions de Français sont partis au moins une fois en groupe en 2013, soit 13% de la population française (source : Atout France).
En 2013, le marché du tourisme de groupe a représenté 82 millions de journées, dont un quart en France, le reste à l’étranger (source : Atout France).
La durée moyenne d’un voyage en groupe est passée entre 2008 et 2013 de 6,5 à 5,8 jours en France et de 10,3 à 8,9 jours à l’étranger (source : Atout France).
Le panier moyen du touriste de groupe est passé entre 2008 et 2013 de 395 à 453 € pour la France et de 1275 à 1242 € à l’étranger. Ce qui représente une dépense moyenne par personne et par jour de 78 € en France et de 140 € à l’étranger (source : Atout France).
70% des voyageurs faisant partie d’un groupe ont plus de 50 ans et 56% d’entre eux sont inactifs. Plus de 50% voyagent en couple et 37% choisissent le printemps pour voyager (source : Atout France).
L’avion et l’autocar constituent les deux modes de transport privilégiés par les groupes, respectivement par 51% et 32% des personnes. Quant au mode d’hébergement, 75% des voyageurs en groupe optent pour l’hôtel (source : Atout
France).
Avant de partir, 62% des groupes franchissent la porte d’une agence de voyages ou d’un tour-opérateur (source : Atout France).
1700 : c’est le nombre d’opérateurs immatriculés chez Atout France qui oeuvraient sur le marché du groupe outgoing et incoming début 2015, dont 715 agences de voyages et tour-opérateurs, 487 transporteurs, 236 associations ou unions d’associations, 127 gestionnaires d’hébergements et 116 offices du tourisme (source : Atout France).
Sur les 715 agences de voyages et apparentés qui couvrent le marché du groupe, 20 tour-opérateurs généralistes représentent 81% du chiffre d’affaires global (source : Atout France).
Le tourisme en autocar représente 226,3 millions de kilomètres parcourus (source : Chiffres & Statistiques – Commissariat général au développement durable – 2014) et 24,6 milliards de voyageurs-kilomètres (source : les comptes des Transports en 2013).


LE TRANSPORT AÉRIEN


L’ESSENTIEL
3,1% : c’est la croissance du trafic aérien en France en 2016 par rapport à 2015, soit 154,6 millions de passagers commerciaux selon les chiffres de la DGAC. Seule ombre au tableau : la part du pavillon français continue de baisser et ne représente plus que 42,9% du trafic total et 33% du trafic international.

L’ÉVÉNEMENT
Attention danger pour le pavillon français ! Depuis la libéralisation du ciel européen, sa part en France est passée de 60% à 42,9% en 2016. Le trafic au départ de France des compagnies françaises n’a progressé que de 0,9% par an en moyenne contre 4% pour les compagnies étrangères. Le pavillon français a vu le coût du contrôle aérien augmenter de
17,4% de 2008 à 2014 tandis que le montant des taxes et redevances aéroportuaires progressait de 25%. Le rôle de l’Etat est pointé dans un dernier rapport de la Cour des comptes : non seulement il laisse entièrement à la charge des passagers les coûts du transport aérien, contrairement à l’Allemagne ou le Royaume-Uni mais il va même jusqu’à empocher une partie des recettes destinées à l’aviation civile selon un article des Echos.

LES CHIFFRES CLÉS
6,3% : c’est la hausse du trafic intérieur en 2016 par rapport à 2015, à 31 millions de passagers selon les chiffres de la DGAC. Le trafic entre la métropole et les départements d’Outre-mer fait encore mieux avec une croissance de 4,5%, à 2,5 millions de passagers.
11,3% : c’est l’augmentation du trafic international en France en 2016 par rapport à 2015, à 123,5 millions de passagers (source : DGAC). Seules les liaisons avec l’Asie ont souffert l’année dernière (-2,2%).
A l’international, les plus fortes progressions de trafic concernent le Royaume-Uni (+6,6%), à 12,7 millions de passagers, et l’Espagne (+6,7%), à 13 millions de passagers (source : DGAC).
43,3% : c’est la part du trafic low cost en France en 2016 hors plateformes parisiennes selon les chiffres de l’Union des aéroports français (UAF). La hausse du trafic low cost a contribué l’année dernière à hauteur de 93,6% à l’augmentation totale du trafic.
Côté aéroports, la palme de la croissance en 2016 revient à Lyon (+9,7%), Bordeaux (+8,6%) et Nantes (+8,5%). A l’inverse, l’aéroport de Beauvais enregistre une baisse de 7,7%.
-2,1% : c’est la baisse moyenne des tarifs aériens au départ de la France en 2016 toutes destinations confondues selon la DGAC. Il s’agit du recul le plus important depuis 2012. La baisse a été plus forte sur le réseau domestique (-2,4%) que sur le réseau international (-1,8%).
535 euros : c’est le prix moyen d’un vol entre Paris et New York en 2016 contre 726 euros en 2014 et 617 euros en 2015. C’est une réponse des compagnies régulière qui ont dû repenser leurs tarifs face aux offres des compagnies low cost.
21,9% des vols ont été retardés de plus de 15 minutes au départ de la France en 2016. Le retard moyen de l’ensemble des vols s’est établi à 13,4 minutes.


LE TRANSPORT FERROVIAIRE


L’ESSENTIEL
567 millions d’euros : c’est le bénéfice net de la Sncf en 2016 contre une perte colossale de 12,2 milliards d’euros en 2015, liée à des dépréciations d’actifs. Quant au chiffre d’affaires, il progresse de 2,8%, à 32,3 milliards d’euros mais est en baisse de 3,6% à périmètre constant.

L’ÉVÉNEMENT
Près de 40 ans après le lancement du TGV, la Sncf a décidé d’en abandonner l’appellation au profit de inOui. Objectifs : donner plus de lisibilité à la segmentation de son offre entre les rames low cost Ouigo lancées en 2013 et ces nouveaux TGV premium au confort supérieur. La compagnie ferroviaire poursuit ainsi la déclinaison de la marque ombrelle « Oui » après les trains Ouigo, les autocars Ouibus, la location de voitures entre particuliers Ouicar et l’agence de voyages Oui.sncf qui remplacera Voyages.sncf.com début décembre prochain. Une stratégie destinée à regagner des clients dans les TGV et à mieux affronter la concurrence prévue en 2020.

LES CHIFFRES CLÉS
En 2016, le coût des grèves, des attentats, et autres événements a été estimé à 700 millions par la Sncf.
15,1 milliards d’euros : c’est le chiffre d’affaires de l’activité voyageurs, en hausse de 1,1% par rapport à 2015.
Le trafic TGV est en augmentation de 1,9% hors grèves en 2016 alors que les offres low cost (Ouigo, Ouibus, Ouicar) sont en forte progression de 76%.
4,1 milliards d’euros : c’est le volume d’affaires réalisé en 2016 par Voyage-sncf.com, soit une baisse de 1,4% malgré un nombre de billets vendus en progression : 86 millions contre 83 en 2015.
2h04 : c’est le temps que met le TGV sur la nouvelle ligne à grande vitesse entre Paris et Bordeaux inaugurée en 2017 alors que Rennes n’est plus désormais qu’à 1h27 de la capitale.
48 euros : tel est le prix moyen d’un billet Sncf en 2016 (TGV et Intercités confondus), stable par rapport à 2015. Entre 2011 et 2015, ce même billet avait augmenté de 13,95% au total.
Objectif de l’offre low cost Ouigo : faire passer sa part dans le trafic total des TGV de 5% à 25% d’ici 2020. Un pari qui nécessitera d’augmenter de 12 à 35 le nombre de rames d’ici trois ans.


LE VOYAGE D’AFFAIRES


L’ESSENTIEL
3,5% : telle sera la hausse en 2017 des dépenses de voyages d’affaires en France, à plus de 28,2 milliards d’euros selon le cabinet Epsa. L’activité intermédiée (via une agence de voyages/TMC) va représenter 57% du marché en 2017 contre 73% en 2011 et sans doute seulement 50% en 2020.

L’ÉVÉNEMENT
La révolution de la distribution des compagnies aériennes va plus vite que prévu ! A compter du 1er novembre prochain, les deux principales compagnies du groupe IAG, British Airways et Iberia, vont appliquer des surcharges aux réservations effectuées via un GDS. Elles emboitent ainsi le pas de Lufthansa qui avait inauguré cette pratique en 2015 en facturant 16 euros de surcharge. Destinée à favoriser les canaux directs de réservation, cette mesure va aussi accélérer la mise en oeuvre du NDC, une nouvelle norme dont l’objectif est de moderniser la distribution des produits aériens auprès des agences de voyages, des entreprises et des voyageurs d’affaires eux-mêmes grâce, notamment, à davantage de personnalisation.

LES CHIFFRES CLÉS
D’après un sondage réalisé par Ticket Travel Pro sur les déplacements professionnels des PME-PMI, 70% d’entre elles gèrent leurs notes de frais sans outil. Et dans 64% des cas, ces petites structures ne disposent même d’aucun reporting.
53 772,87 euros : c’est le coût moyen par an et par entreprise de la fraude aux notes de frais selon Captio. Le coût moyen de la fraude par employé s’établit à 699,47 euros. Les TPE et les PME sont plus touchées par ce phénomène (15% des notes) que les grandes entreprises (10%).
Les voyageurs français qui ont accès à un OBT (online booking tool) privilégient ce dernier au moment de la réservation (37%), devant la réservation directe (26%), les agences en ligne (24%) et les TMC (13%) selon une étude Concur/GBTA.
48% des voyageurs d’affaires français se sentent moins en sécurité lorsqu’ils sont en déplacement à l’étranger pour le travail selon une étude d’Egencia.
En France, seuls 53% des voyageurs d’affaires déclarent que leur entreprise à une politique voyages, soit moins que la moyenne de l’ensemble des pays interrogés (64%), toujours selon la même étude d’Egencia.
53% des voyageurs d’affaires français ne passent pas par le fournisseur de voyages (compagnie aérienne, chaîne d’hôtel…) privilégié par l’entreprise s’ils estiment que cela n’est pas pratique selon une étude Concur/GBTA.
25% des salariés français accepteraient un salaire inférieur en échange de voyages d’affaires plus fréquents selon une étude réalisée par Booking.com Business.